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Grèce. Le vote qui fera basculer l’Europe ?

« L’avenir de l’Europe se joue à Athènes », titrait le journal Le Monde pour son édition spéciale ce samedi 04 juillet. Il n’est pas toujours évident de comprendre l’actualité, surtout lorsque des moments clés de l’histoire sont en train de se passer comme c’est le cas aujourd’hui avec la Grèce. Un tournant historique en effet pour la Grèce car le peuple est ainsi invité à aller voter au référendum, soit répondre au plan d’aide proposer par les créanciers au pays(UE, BCE, FMI) ce dimanche 05 juillet. Saura-t-il faire le bon choix ? Pour mieux comprendre les tenants et aboutissants de ce vote, j’ai décrypté pour vous quelques points importants des articles issus du journal Le Monde.

Par Géraldine Gomaere

Le vote est « Oui », la Grèce rembourse encore ses dettes mais dit oui à la zone de l’euro

La Grèce est endettée, elle doit 322 milliards d’euros au FMI (Fonds Monétaire International). De plus elle a fait défaut au BCE (Banque Centrale Européenne) car elle n’a pu rembourser une infime partie de sa dette à hauteur de 1,6 milliard d’euro le 30 juin dernier. Dans tous les cas si le « oui » l’emporte, il y aura une reprise des négociations avec Athènes, et le gouvernement Grec sera certainement dissout, dont le 1er ministre M. Tsipras, partisan du « non » durant toute la campagne. Une « nouvelle équipe » sera mise en place et l’Europe tentera ainsi de sauver la Grèce même si celle-ci devra rembourser avant le 20 juillet 3,5 milliards d’euros à la BCE. Enfin, le FMI pourrait accepter d’étaler les remboursements et un scénario « plan d’aide » pourra être imaginer à plus long terme. Le contrôle des capitaux sera toujours maintenu. Mais cela risque d’être long avant de remettre sur pied la Grèce.

Le vote est «non», la Grèce sortirait de la zone euro, c’est le Grexit

Si le « non » l’emporte, la reprise des négociations risque d’être longue. De même,  la Grèce devrait réduire ou suspendre sa « perfusion d’urgence »  (ELA : Emergency Liquidity Assistance) aux banques grecques qui ne seraient plus considérées comme solvables. Les banques feraient faillites tout en faisant plonger avec elles le pays dans le chaos. La Grèce sortirait ainsi de la zone euro dit le Grexit. Si les négociations reprennent, la Grèce devra toujours rembourser sa dette, enfin une partie soit 3,5 milliards d’euros, toujours à la même date prévue le 20 juillet, si elle ne parvient pas à rembourser cette somme la Grèce se verrait ses aides coupées.

Le gouvernement devra mettre en place des reconnaissances de dettes pour les retraités et fonctionnaires, le système des « IOU » (en anglais « je vous dois »). La drachme pourrait être réintroduit, ce qui serait un scénario catastrophe pour les grecs. La drachme perdrait de sa valeur face à l’euro faisant ainsi exploser les prix des produits importés. Selon un haut placé européen  »«  A court terme, un Grexit serait le scénario le plus coûteux en termes financiers pour la zone euro » ».

Et ailleurs on en parle aussi :

Le direct de l’Express
Source : Le Monde

 »Ce billet a été entièrement réécrit, pas de plagiat sur jobformationactu. »

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