L’Open Innovation : un nouveau concept pour s’ouvrir aux autres

L’Open Innovation, cela signifie mot à mot s’ouvrir à l’innovation mais encore…Qu’entend-on par innovation ? Comment  Innover ? Où innover ? Pourquoi y faire ? Pour donner une réponse à ces questions : l’institut Dojogroup de Paris qui organise et aide les entrepreneurs à démarrer dans leur nouvelle activité a consacré un Networking sur le sujet ce lundi 15 février 2016. Le thème de la rencontre avait pour titre « S’ouvrir à l’Open Innovation ». A la tête de ce meeting, deux personnages : Christelle Dumont, experte dans la gestion des projets fondatrice et PDG de la société Coracias-Venusta. Co-Auteur du livre « Les fiches outils de l’entrepreneur ». Philippe Wilst, conseil stratégique, fondateur et président de la société DAFEO. Dès le début, le public est averti qu’il pourra être sollicité. Et oui il fallait s’y attendre, dans un salon consacré à l’OI la participation et l’ouverture aux autres est de mise !

Par Géraldine Gomaere

L’OI est un concept récent qui a encore du mal à s’implanter en France

 

Christelle Dumont, networking Dojogroup

Ce concept est apparût en 2000 mais la France est encore à la traîne. Éternel pays ancré dans ses traditions, le pays mène la vie dure à celles et ceux qui veulent innover. Pourquoi ? Plusieurs facteurs rentrent en jeu. Tout d’abord, dès le début, le concept a rencontré des difficultés de se diffuser sur le territoire français.  Ensuite, la « culture de partage » n’est pas du tout dans les mœurs français, ce qui n’est pas le cas chez les américains qui eux, l’ont très bien adoptés. Ce concept est d’ailleurs devenu pionnier aux Etats Unis. Enfin, la crainte majeure des chefs d’entreprises français c’est la peur panique que leurs idées soient copiées. En effet, l’OI consiste à échanger ses idées avec tout le monde, même avec ses concurrents ! En France il n’est pas question d’échanger et surtout avec ses concurrents !
D’après  Philippe Wilst  c’est un faux problème :

« Il existe des moyens pour se protéger, notamment le droit à la propriété intellectuelle ».

Dans le monde, en 2014, seul 3 pays sont leaders dans l’OI : Les Etats Unis, l’Allemagne et l’Angleterre.
Philippe Wilst et Christelle Dumont qui ont bien étudié le sujet confirment,

« Si ça n’a pas marché en France c’est dû à une mauvaise organisation des entreprises face à ce nouveau concept. Elles font intervenir entre autres des universitaires ou des sarts- up pour expliquer cette notion. »

L’OI n’est ni une théorie ni un compte rendu d’expériences professionnelles. Philippe Wilst l’affirme, « On ne peut pas s’engager comme ça dans l’OI, il faut avoir une méthode ».

Une mise en situation pour expliquer le concept de l’OI : participation de rigueur !

Après une brève définition de cette notion, les organisateurs sollicitent  trois volontaires pour participer à un jeu de scène, il faut : un coach, un marketeur, un technicien des ventes, un avocat, une personnequi créait sa boîte mais qui a des difficultés à démarrer. Le but : trouver des solutions pour aider le jeune entrepreneur.

Après un brainstorming d’un quart d’heure, chaque intervenant a tenté bien que mal d’apporter une solution. Une fois terminé, Christelle Dumont conclut :

« S’ouvrir aux autres c’est un premier pas si on veut envisager l’OI ».

Une vidéo est diffusée pour mieux  nous faire comprendre l’OI :

« L’innovation est la clé du futur que l’entreprise parle de produit ou de service », « Le partage de savoir » demande une réelle collaboration entre les équipes. « Innover face à la concurrence ce n’est pas une option c’est une nécessité ».

Existe-t-il une méthode ?

Il n’existe pas de véritable méthode pour Philippe Wilst chaque cas est particulier, cependant il y a quelques formules à appliquer ou pas, par exemple : « Ne pas nommer un collaborateur présent dans l’entreprise depuis 10 ans pour parler de l’OI. »Qu’il faut distinguer innovation et adaptation », « Faire de l’innovation c’est faire du neuf et ça concerne aussi bien les entreprises de produits que les entreprises de services (R&D = Recherche et Développement). »

Enfin,  Christelle Dumont et Philippe Wilst  confirment que ce nouveau concept de l’OI est avant tout garant de sécurité et de renouveau pour l’entreprise. Quand on fait de l’OI

« dès le début, l’objectif est claire, tout est cadré à l’avance et il est générateur de nouveauté car il y a des créations au contact des autres. »

La France arrivera-t-elle à dépasser ses aprioris ? Saura-t-elle relever le défi ?

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